Profiter des exonérations
Résidence principale, durée de détention, première cession, non-résidents : les cas où vous échappez à l'impôt sur la plus-value immobilière.
Il existe plusieurs cas d'exonération des plus-values immobilières. Qu'il s'agisse de votre résidence principale, de votre résidence secondaire ou même parfois de biens locatifs, vous pouvez bénéficier d'une exonération sous conditions.
Les principaux cas d'exonération
- biens qui constituent l'habitation principale du cédant au jour de la cession (en direct ou via une SCI) ;
- cessions dont le prix est inférieur ou égal à 15 000 € ;
- biens détenus depuis plus de 22 ans (30 ans pour les prélèvements sociaux) ;
- cessions réalisées par les titulaires de pensions de vieillesse ou de carte d'invalidité ;
- biens visés par une déclaration d'utilité publique (expropriation) lorsque la condition de remploi est satisfaite ;
- biens échangés dans le cadre d'opérations de remembrement ;
- droit de surélévation en vue de la création de logements ;
- 1ʳᵉ vente d'un bien secondaire avec remploi dans une résidence principale dans les 24 mois ;
- cessions en faveur du logement social (dispositifs temporaires).
Première cession hors résidence principale
La 1ʳᵉ cession d'un immeuble, hors résidence principale, est exonérée d'impôt sur la plus-value immobilière dès lors que :
- le cédant n'a pas été propriétaire de sa résidence principale, directement ou indirectement, au cours des 4 années précédant la cession ;
- il remploie le prix dans les 24 mois suivant la cession dans l'acquisition ou la construction d'un logement affecté à sa résidence principale.
L'exonération est réservée aux résidents fiscaux français. Elle s'applique aussi aux associés personnes physiques de SCI à raison de la cession de l'immeuble par la société.
L'acte de cession doit mentionner : l'identité du bénéficiaire, ses droits sur le prix, la fraction affectée au remploi et le montant de la plus-value exonérée. Le remploi peut être effectué dans un logement situé en France ou dans un autre État membre de l'Union européenne.
Exonération spécifique aux non-résidents
Une exonération est prévue en faveur des non-résidents, plafonnée à 150 000 € et applicable après le calcul des abattements classiques. Depuis 2019, le délai pour en bénéficier est porté à 10 ans suivant le départ de France, que le bien soit loué ou non.
Pour l'ancienne résidence principale en France, les contribuables quittant la France ont 1 an pour bénéficier de l'exonération de la cession (au plus tard au 31 décembre de l'année suivant le transfert, et le bien ne doit pas avoir été mis à disposition pendant ce délai).
